la rencontre 2

Publié le par judesigner

Erïn sortit de la maison toute propre et fraîche. Etrangement, elle avait éprouver de la pudeur vis à vis de cet homme, ce Magnis. Sans doute, était-ce parce qu'il s'était montré gentil avec elle, et l'avait traîté en femme et non en objet. Le  soleil se couchait sur les dunes d'Ezikel.
- Selon la légende, c'est dans ces dunes qu'est apparu pour la première fois la déesse de la bonté Giraë. Elle fit de ce lieu une terre fertile, ou il fait bon vivre, et ou la tolérance est la principale règle à respecter.
Les mots de l'homme traversèrent le coeur de la femme. Elle ne comprenait rien à cette langue, mais  elle comprenait tout, comme si il lui parlait dans sa langue natale. Elle eu l'impression que cet homme avait le pouvoir d'adresser des paroles au coeur de son interlocuteur directement. Elle persevait les sons, et il devenait alors une musique envoutante, qui lui insufflaient des visions .
- Vous ne devriez pas sortir, vous allez attraper du mal. Quand la guerriseuse sera là, elle vous fera disparaître toutes ces vilaines traces que vous avez sur le visage, et ailleurs aussi surement.
Il la poussa alors pour la faire rentrer dans la maison. Cette fois, elle ne recula pas, elle le laissa faire. Elle sentit une main chaleureuse et généreuse se poser dans son dos. Elle se sentit femme pour la première fois depuis que son mari était parti.
Ce que lui sentit, lui glaça le sang. Erïn se retourna, sentant que la main avait disparu brutalement. Il vit oute la vie de la femme, c'était son talent. Il ne put s'empêcher de pleurer. Tout ce qu'elle avait vécu, tout ce qu'elle avit ressentit, elle le gardait au fond d'elle, et cela sortait par les yeux du vieux Magnis.
C'est  à peu près à ce moment là que la guérisseuse arriva.
Elle était plutôt jeune, jolie, blonde aux yeux verts. Quand Erïn la vit, son coeur s'emballa, et la prenant pour une femme du nord, commença de lui parler en Vikking.
Haërell se figea. Elle ne pouvait avancer plus, non. Elle savait que si elle la sauvait, elle le ferait pour des bonnes raisons, mais elle ne pouvait se résigner à sauver une de ces barbares sans fois ni lois.
Comme si Magnis avait lu dans ses pensées (qui sait?) il lui saisit la main, et lui  montra tout. Haërell ne pouvait rester insensible. Certes elle était une Vikking, mais plus que tout, elle était une femme. Elle se devait donc de la soigner.
Durant trois heures, la guérisseuse applica des pommades, et fit des invocations de guérisons sur le corps de  Erïn. Lorsqu'enfin, elle sortit de la maison de l'homme, elle était exténuée. Joan, qui venait juste d'arriver, la vit et sut qu'elle avait besoin de repos. Aussi, décida-t-il de conduire le chariot qui avait amener la "sorcière" jusqu'ici.
- Vous savez, dit Magnis à la femme, c'est quelqu'un de bien. Ne vous en voulez pas, vous n'avez pas trahit la mémoire de vos disparus.
Sur ce, l'enfant et la femme partirent. "Mes disparus, pensa-t-elle, si seulement vous saviez, ce ne sont pas mes disparus, je ne les connaissait presque pas.

Publié dans récits

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titfée 09/06/2006 22:21

C'est joli ça, cette partie est pleine de douceur et d'espoir